Le cadre français : dossier usager, Ségur et hébergement des données
Le programme ESMS numérique, piloté par la CNSA, généralise le dossier usager informatisé (DUI) dans les établissements et services sociaux et médico-sociaux, avec 600 millions d’euros mobilisés de 2021 à 2025 au titre du Ségur numérique (plan national de relance et de résilience). Les logiciels financés doivent être « référencés Ségur » par l’Agence du numérique en santé, gage de respect des règles de sécurité, d’éthique et d’interopérabilité. Avant tout achat, demandez à l’éditeur la preuve de ce référencement pour la version proposée.
Données de santé : un prestataire qui héberge des données de santé pour le compte d’un établissement doit être certifié hébergeur de données de santé (HDS), en application de l’article L1111-8 du Code de la santé publique. Berger-Levrault, par exemple, annonce un hébergement certifié HDS en France.
Ce que dit la recherche : une revue de 22 études sur le dossier électronique en maison de retraite (Shiells et al., Informatics for Health and Social Care, 2019) montre qu’il peut libérer du temps pour le soin et améliorer la transmission, mais aussi créer de nouvelles charges de saisie ; le support (tablette, poste fixe) et la structure du dossier font la différence. Côté médicaments, une étude avant-après en milieu hospitalier (McComas et al., 2014) relève une baisse des erreurs de 11,0 à 5,3 par mois après l’informatisation de l’administration, sans gain de temps par tournée.